Masterchef, Péché Mignon

Publié le par 001212

J’ai rêvé d’éclairs au chocolat déglingués toute la nuit !

Evidemment, si, comme moi, vous passez vos jeudis soirs devant

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Vous comprenez de quoi je parle !

Bon, bien sûr, Masterchef, c’est à la sauce TF1 : musique « tananaaaaaaaain », décors somptueux, mouchoirs et regards travaillés. Pas forcément ma tasse de thé. Et je ne dis pas ça pour faire snob.

N’empêche. Contrairement aux plats préparés par les candidats, on s’attache. On admire aussi. Qui, parmi nous, serait capable de faire un éclair au chocolat ?

Ca m’a rappelé la pâte à choux que j’avais appris à faire en classe d’EMT au collège. Oui, nous avions des cours de cuisine, à mon époque, pendant un trimestre il me semble. Il y a toujours des cours de cuisine aujourd’hui, à l’école ? Aucune idée !

Et la pâte à choux, je me souviens que c’était physiquement très dur : il fallait tourner la pâte à fond les ballons pendant des heures. Vous y laissiez votre biceps.

Je ne suis pas un génie de la cuisine. Loin de là.

Mais, moi aussi, je m’attache à ces candidats dont, malgré la mise en scène et le marketing, on perçoit qu’ils ne feignent pas leurs émotions : Joie, Détresse, Stress, Espoir.

Leur espoir, justement.

Une chose me frappe, répétée à l’envi au cours de l’émission : « Devenir Masterchef et avoir l’opportunité de CHANGER LEUR VIE ».

La plupart des candidats ont entre 25 et 50 (ménagère-cible des publicités oblige, j’imagine). La cuisine est leur passion. Ils sont « amateurs » certes, mais boxent tout de même dans une catégorie très au dessus du lot.

Mais ils sont là aussi parce qu’ils veulent « changer de vie », comme ma préférée, Marine, professeur de français de 31 ans, qui ne veut plus, déjà, enseigner et qui rêve donc de changer de métier.

Cela me frappe : si jeunes et si malheureux de leur métier ou de leur existence ?

Une autre chose me frappe : le désir de création. Quand ils envisagent un changement positif dans leur vie, ces gens le drapent dans la volupté de la création. Culinaire, artistique.

Je dirais que cela me fait chaud au cœur. Nous parlons le même langage.

La création apporte le bonheur. La création apporte l’apaisement. A petite échelle, à grande échelle, peu importe. Dans sa cuisine ou dans un grand restaurant, devant sa petite machine à coudre ou sur un podium de New York.

Créez, créez. Tentez, trompez vous, réussissez mais créez.

Je vous jure que je ne les regarderai plus jamais de la même façon les éclairs au chocolat de mon boulanger !

 

 

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