Luxe

Publié le par 001212-diary.over-blog.com

Halte au marketing !

Ne gâchons pas tout quand même.

J’aime le luxe.

Pour éviter toute polémique, rassurez vous, je n’ai pas (et n’aurai probablement jamais) les moyens de me l’offrir, quelle que soit la définition qu’on lui applique, d’ailleurs.

Il y a des essais sur ce qu’est le luxe, sur ce qui n’en est pas, ses limites et ses étendues.

Certains disent que le luxe, c’est le temps, que le luxe, c’est l’argent.

Trouvez moi naïve, pour moi, le luxe, c’est une émotion.

Le luxe, c’est l’exception, l’émotion de la perfection, l’âme des mains qu’il a fallu pour créer, concevoir et fabriquer l'objet. La foi qu’il a fallu pour le faire naître. La détermination, l’esprit de conquête, l’abnégation pour apprendre un savoir faire, la transmission, le relais.

Préservons le luxe.

Parce que, s’il faut à tout prix être pragmatique, il représente une source énorme de revenus pour notre pays et fait travailler un nombre incalculable de gens, à des tâches pas forcément très bien rémunérées mais au moins valorisantes.

Je fais des pièces uniques parce que j’ai envie que celles qui portent mes bijoux ne ressemblent à personne. Vous ne me verrez jamais porter le « it bag » du moment parce que je n’ai aucune envie d’avoir le même sac que le première modeuse du coin de la rue. Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de privilégier la création et l’unicité. Pourquoi vouloir ressembler à tout le monde ?

Au départ, je voulais vous faire une petite bafouille sur une expo que j’ai vue dernièrement. Mauvaise publicité, l’expo ayant fermé ses portes le week end dernier.

Le luxe, dans sa splendeur.

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Orient-Hermès, à l’Institut du Monde Arabe, à la façade si élégante.

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Une expo sur le travail de Leïla Menchari, Créatrice depuis plus de 30 ans des vitrines Hermès du faubourg Saint-Honoré. Ces vitrines que l’on a toutes léchées, crevant d’admiration, un jour ou à l’autre. Rêvant devant les sacs ou les fameux carrés.

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Jamais, non jamais, je n’aurais soupçonné qu’il y avait autant de luxe (selon ma définition personnelle) dans ces vitrines. Je passais devant beaucoup trop vite.

J’ai eu la chance de suivre l’exposition avec une guide, ces gens dont le savoir nous berce.

J’ai appris que, le thème choisi, Leïla se met en quête de toutes les pièces de décor qui peupleront et orneront sa vitrine de 12m2. Chaque détail est poussé à son extrême, chaque nuance a sa signification, sa symbolique, le ton d’un cuir, la position d’un siège, tout… Chaque pièce de mobilier ou du savoir faire Hermès est une pièce unique tout spécialement créée et fabriquée pour la vitrine. Leïla Menchari enchaîne les voyages pour trouver les artisans, les artistes, les techniques et les matériaux qui raconteront son histoire. La mosaïque en Tunisie, la broderie en Inde, la Manufacture de Sèvres pour un service de Noël, la Cristallerie Saint-Louis pour des pièces de cristal spécialement créées.

C’est somptueux. Infini. Joyeux parce qu’inutile. Enfin, si tant est que le Rêve soit inutile. Chacun son point de vue.

A l’opposé, la démarche de Mauboussin et de ses publicités placardées dans le métro. Bien sûr, moi aussi je la trouve jolie cette alliance, façon « Carla ».

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Mais qui veut d’une alliance vue en pub dans le métro ? Qui veut de l’alliance que tout le monde aura vue ou pourra avoir ? Vraiment, non, je ne comprends pas. Démocratiser le luxe ? Mais c’est antinomique ! Pour quoi faire ? Le luxe démocratisé ne fera plus du tout envie à personne ! Ni à ceux qui ont les moyens de l’acheter, ni à ceux qui ne faisaient qu’en rêver !

Ou alors, ou alors, il faut être un génie.

S’appeler Karl Lagerfeld et faire un shooting pour les 3 Suisses et faire en sorte que cela donne ça :

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Alors, là, oui, allez y pour le marketing !

 

 

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