Le Luxe décalé de Lanvin

Publié le par 001212

Depuis mon article précédent, vous savez que je suis une maniaque du soin apporté aux vitrines...

Au hasard d'une promenade (j'aime bien le terme désuet de "promenade", moins à la mode aujourd'hui que "balade"...), je suis tombée, au 22 rue du faubourg Saint-Honoré à Paris, sur les vitrines d’août de la Maison Lanvin.

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Comme à chaque fois, j’ai trouvé que c’était une splendeur d’humour (pardon pour la qualité de mes photos - voir un an de vitrines, toutes dans la même veine, avec de belles photos ici).

Drôles, décalées, luxueuses, précises, un travail d’artistes. Heureux clin d’œil géographique : ces vitrines se trouvent juste en face des célèbres vitrines d’Hermès.

J’ai montré les photos, on m’a dit « c’est moche, ça ne me donne pas du tout envie d’acheter des choses chères ces décors ridicules ! ». Je me suis interrogée. Pourquoi est ce que moi, j’aime ? Pourquoi est ce que, si j’avais les moyens de m’acheter du Lanvin (Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel…), ces vitrines me conforteraient dans mon choix ?

J’ai alors pensé que, pour moi, ces vitrines représentaient une sorte de « marketing poétique », si audacieuse que soit cette association. Le message que j’entends est : « tu es une cliente Lanvin, tu as de l’humour, tu achètes du luxe en t’amusant, tu ne te prends pas au sérieux, tu as du recul sur toi même et, si tu ne l’affiches pas, ton décalage et ta légèreté sont intrinsèques et s'expriment, entre autres, à travers tes achats». En gros, pour résumer : « tu es spéciale ».

J’ai alors eu envie de me replonger un peu dans l’univers de Lanvin. Le Lanvin d’aujourd’hui, c’est complètement Alber Elbaz, Couturier New Yorkais bonhomme extrêmement talentueux et exigeant,

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qui, à travers l’originalité et l’aisance de ses coupes, comme en témoignent les modèles ci dessous (photos de la collection Automne/Hiver 2010/2011 issues du site de la maison www.lanvin.com),

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démontre la perfection et, la « facilité » de son talent : le déstructuré d’une veste, les plis qui tiennent comme en apesanteur, le mélange des matières, la légèreté, encore une fois, des tombés. N’hésitez pas à aller en voir plus sur leur site où chaque modèle fait l’objet d’un détail, d’une recherche de coupe particulière (bravo, au passage, aux modélistes de la Maison…)

De fil en aiguille, j’ai ressorti mes bouquins d’histoire de la mode (notamment « Le livre de la Haute Couture » de Mary Vaudoyer aux éditions V.O) pour retrouver un peu l’histoire de la maison créée par Jeanne Lanvin en 1890, déjà au 22 rue du faubourg Saint-Honoré. J’y ai redécouvert que, comme Gabrielle Chanel, Jeanne Lanvin avait commencé comme modiste, en créant des chapeaux. Elle a ensuite créé des vêtements pour sa fille Marie-Blanche. Vêtements qui finiront par séduire les mères des camarades de cette dernière. Ainsi naît l’histoire… (comme quoi, continuez, bricolez, confectionnez, jeunes filles et jeunes gens, dans vos studios et chambres de bonnes, la gloire est peut être au bout…!)

Le logo de la maison Lanvin (dessiné par Paul Uribe - pardon, une fois de plus, pour la qualité du document) représente d’ailleurs Jeanne et sa fille.

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N’ayez crainte, je ne vais pas vous faire un cours rébarbatif sur l’histoire complète de la maison Lanvin mais je vous encourage, si cela vous intéresse, à aller ouvrir les différents tiroirs d’internet à ce sujet…

Bonnes recherches…

 

 

 

 

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