Boutiques Sévillanes

Publié le par 001212

Mots clefs : Séville, Robes de flamenco, Mantilles

 

Ce qui frappe très vite à Séville, quand on prend le temps de flâner un peu, voire même de se poser sur un banc, rue de la Constitucion (les « Champs-Elysées » locaux qui longent la cathédrale), c’est l’élégance des gens.


Trentenaires, dames plus âgées, hommes, femmes, même les enfants, tous sont habillés avec recherche et sens du détail. C’est un plaisir. Les dames "mûres" ont toutes le brushing impeccable et la lunette de soleil so chic, les petites filles portent toutes un ruban rose ou violet noué dans les cheveux, les hommes arborent pulls en V aux couleurs pastels et pantalons de velours. Collants, bijoux, accessoires, tenues, tout est « travaillé ». On sent qu’ici personne n’aurait même l’idée de sortir de chez lui débraillé.


Nombreuses sont les boutiques à la disposition des Sévillans pour s’habiller, que ce soit les 4 ou 5 « El Corte Ingles », les « Galeries Lafayette », de la ville, les chaines espagnoles largement représentées, les Zara, Massimo Dutti, Mango, Stradivarius, Oysho, Caramelo etc, ainsi que quelques boutiques de détail au charme désuet !


Pas encore trace, cependant, des étoiles montantes de la mode espagnole, Dolores Promesas, Almatrichi entre autres.

 

Au delà de toutes ces boutiques que quelques jours ne suffisent pas à explorer (Séville est en effet très étendue et il ne faut pas se limiter au seul quartier du Centro pour faire son shopping), une chose est au début très surprenante et prêterait à rire pour la française qui ne sort pas de chez elle : les boutiques de robes de flamenco !

 

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A la première croisée, on se dit qu’il s’agit probablement d’un magasin pour touristes puisque les boutiques de souvenirs étalent leurs robes à volants de pacotille (mais plutôt, il est vrai, pour les petites filles).

 

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A force de déambuler dans la ville et de voir s’accumuler les boutiques de robes à froufrous, on se dit qu’il ne s’agit plus de rigolade mais bien de magasins sérieux qui ont une vraie clientèle…

 

 

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Mais quel choix !

 

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Il faut dire que le flamenco semble être la sève qui coule dans les veines des Andalous...

 

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Il existe d’ailleurs un Musée du Flamenco à Séville qui, comme de très nombreuses écoles (on en compte au moins une dizaine rien que dans la capitale de l’Andalousie), telle la Charo Cala, (compter 65€ par mois pour deux cours d’une heure par semaine).

 

Pour accompagner ces robes, certains chausseurs proposent des souliers de flamenco, babies de toutes les couleurs à talon carré et à pois, également disponibles en tailles enfants !! A croquer !

 

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A côté de ces boutiques, on trouve également des boutiques généralement assez vieillottes d’éventails et de mantilles et, parfois, diverses « bondieuseries ». On sait que Séville est une ville très religieuse et que sa Semaine Sainte est célèbre, mais on ne s’attend pas à trouver ces petites boutiques improbables !

 

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Les éventails, de toutes sortes, à tous les prix, sont, on n’aura pas de mal à le croire, l’accessoire indispensable du printemps et de l’été à Séville, tant la chaleur semble y être écrasante.

 

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Les mantilles (grands voiles de dentelle posées à l’arrière de la tête à l’aide d’un grand peigne), elles, sont l’accessoire indispensable aux dames de la noblesse ou de la haute société qui se rendent à l’église ou aux arènes. La tradition passe t elle les générations ?

 

Pas très loin, la saison des communions se profilant, on tombe sur cette incroyable boutique de robes et de costumes de communiants et communiantes ! Compter 280 à environ 350€ pour l’une de ces robes. L’aube de nos 12 ans fait bien pâle figure à côté !!

 

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Comme quoi, finalement, le dépaysement peut aussi se trouver au cœur de l’Europe…

 

 

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